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Pieds plats

Le pied plat valgus correspond à une altération de la morphologie du pied associant un affaissement de la voûte plantaire médiale, une déviation de l’arrière-pied en valgus et, dans certains cas, une ouverture de l’avant-pied en abduction. Sur le plan clinique, la voûte plantaire apparaît diminuée voire totalement effacée, avec un contact quasi permanent de l’ensemble de la surface plantaire avec le sol.

Cette morphologie est extrêmement fréquente et fait partie des variations courantes du développement du pied. Elle n’est pas systématiquement pathologique et ne nécessite pas de prise en charge en l’absence de symptômes ou de retentissement fonctionnel.

L’évolution du pied plat s’inscrit majoritairement dans un contexte développemental. Chez l’enfant, la présence d’un pied plat est physiologique dans la grande majorité des cas, liée à la laxité ligamentaire et à la maturation progressive des structures musculo-tendineuses. Une amélioration spontanée est observée au cours de la croissance, avec une stabilisation progressive de la voûte plantaire.

À l’adolescence, un pied initialement bien toléré peut devenir symptomatique en raison de l’augmentation des contraintes mécaniques liées à la croissance, à l’intensification de l’activité physique ou à une surcharge pondérale.

Chez l’adulte, la persistance d’un pied plat valgus peut correspondre à une absence de correction du schéma développemental ou, dans certains cas, à une origine secondaire (atteinte tendineuse, inflammatoire, neurologique ou post-traumatique).

Sur le plan clinique, on distingue classiquement plusieurs degrés d’évolution :

  • Stade débutant : augmentation de l’empreinte médiale avec élargissement de l’appui interne.

  • Stade intermédiaire : contact quasi total de la voûte plantaire avec le sol.

  • Stade évolué : effondrement marqué de l’arche interne associé à un valgus de l’arrière-pied plus prononcé.

La prise en charge est avant tout fonctionnelle et dépend de la symptomatologie, de l’impact biomécanique et du retentissement sur la marche ou la pratique sportive.

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Causes et facteurs de risques 

Comme évoqué précédemment, la grande majorité des enfants présentent à la naissance un pied plat physiologique, lié à l’immaturité des structures musculo-ligamentaires et à la présence d’un coussinet adipeux plantaire encore important.

La non-évolution vers une voûte plantaire structurée peut s’expliquer par différents facteurs, notamment :

  • une prédisposition familiale avec composante héréditaire ;

  • une hyperlaxité ligamentaire ou, à l’inverse, des structures tendineuses insuffisamment efficaces ;

  • un excès de charge pondérale favorisant l’affaissement progressif de la voûte plantaire ;

  • un déséquilibre biomécanique entre les chaînes antérieures et postérieures du pied.

 

Chez l’adulte, la persistance ou l’apparition d’un pied plat résulte généralement d’une étiologie multifactorielle, associant des facteurs mécaniques, dégénératifs ou pathologiques :

  • un déficit de contrôle musculaire, notamment des muscles stabilisateurs de la cheville et du pied ;

  • une inégalité de longueur des membres inférieurs perturbant la statique globale ;

  • des pathologies inflammatoires ou dégénératives de l’articulation du pied (arthrose, polyarthrite rhumatoïde, etc.) ;

  • le vieillissement, entraînant une diminution progressive de la force musculaire et un relâchement des structures de soutien de la voûte plantaire ;

  • une sollicitation mécanique excessive liée à certaines activités sportives ou professionnelles, particulièrement en cas de chaussage inadapté ;

  • des séquelles post-traumatiques (fractures, lésions ligamentaires ou tendineuses) pouvant altérer l’alignement des segments osseux du pied et modifier durablement la biomécanique.

 

L’ensemble de ces facteurs peut contribuer, de manière isolée ou combinée, à l’évolution progressive vers un affaissement de la voûte plantaire et à l’installation d’un pied plat symptomatique.

Les symptômes

Les patients présentant un pied plat symptomatique décrivent le plus souvent des douleurs localisées au niveau de la voûte plantaire, traduisant une sollicitation excessive des structures musculo-tendineuses et des fascias plantaires.

À long terme, cette modification biomécanique peut entraîner des répercussions globales sur la statique et la dynamique du corps, favorisant l’apparition de déséquilibres posturaux ainsi que de troubles musculo-squelettiques secondaires.

Les signes cliniques fréquemment associés incluent notamment :

  • une modification visible de la morphologie du pied avec affaissement de la voûte plantaire ;

  • des douleurs lombaires ou du bas du dos, en lien avec les compensations posturales ascendantes ;

  • une déviation du pied en valgus avec une orientation externe de l’avant-pied et une bascule interne du talon ;

  • une altération du schéma de marche pouvant se traduire par une démarche en rotation externe des membres inférieurs ;

  • une difficulté d’appui efficace sur le premier rayon, notamment sur le gros orteil ;

  • des phénomènes inflammatoires de l’aponévrose plantaire (fasciite plantaire) ;

  • des pathologies d’hyperpression antérieure telles que les métatarsalgies ;

  • l’apparition possible de compressions nerveuses comme le névrome de Morton ;

  • et, dans certains cas, des déformations digitales associées, notamment l’hallux valgus.

 

L’ensemble de ces manifestations traduit un déséquilibre biomécanique global, dont l’intensité et l’expression clinique varient en fonction du degré d’affaissement de la voûte plantaire et des capacités d’adaptation du patient.

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Les traitements

Chez l’enfant, la prise en charge du pied plat repose principalement sur une approche fonctionnelle et évolutive, avec l’utilisation d’orthèses dites de stimulation.

Ces dispositifs ont pour objectif de solliciter les chaînes musculaires intrinsèques et extrinsèques du pied ainsi que les muscles stabilisateurs de la jambe, afin de favoriser un développement harmonieux de la voûte plantaire et d’orienter la croissance dans un axe biomécanique optimal.

 

Chez l’adulte, la stratégie thérapeutique est adaptée au degré de symptomatologie, au retentissement fonctionnel et au niveau de déformation observé.

Les solutions les plus fréquemment proposées incluent :

  • Les chaussures orthopédiques, conçues sur mesure ou adaptées, permettant d’optimiser le confort, de corriger les contraintes d’appui et d’améliorer la stabilité lors de la marche ;

  • Les orthèses plantaires, dont l’objectif n’est pas de modifier structurellement la morphologie du pied, mais d’agir sur la répartition des charges, de diminuer les contraintes mécaniques et de limiter les phénomènes douloureux associés. Elles contribuent également à prévenir l’apparition de compensations et de déformations secondaires.

En cas d’échec du traitement conservateur ou devant des formes sévères et évolutives, une prise en charge chirurgicale peut être envisagée.

Le traitement chirurgical du pied plat consiste en des techniques correctrices visant à restaurer l’alignement et la fonction du pied. Il s’agit cependant d’une intervention contraignante, nécessitant une immobilisation post-opératoire prolongée, généralement de plusieurs semaines, suivie d’une rééducation progressive.

La récupération fonctionnelle complète est longue et peut s’étendre sur plusieurs mois, voire jusqu’à un an selon les techniques utilisées et le profil du patient.

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