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Tendinopathie des fibulaires

La tendinopathie des fibulaires, également appelée tendinopathie des péroniers, correspond à une atteinte des tendons situés sur la face latérale de la cheville.

Ces deux tendons, le fibulaire long et le fibulaire court, cheminent en arrière de la malléole latérale au sein de la gouttière rétro-malléolaire. Le tendon fibulaire long poursuit son trajet jusqu’à la base du premier métatarsien, tandis que le tendon fibulaire court s’insère sur la base du cinquième métatarsien.

De par leur orientation et leurs insertions, ces structures jouent un rôle essentiel dans la stabilisation dynamique de la cheville. Elles interviennent notamment dans les mouvements d’éversion et de flexion plantaire, et participent activement aux fonctions de marche, de course et de saut.

Soumis à des contraintes mécaniques répétées et à des phénomènes de traction importants, les tendons fibulaires sont particulièrement exposés aux phénomènes de surcharge. Cette sollicitation chronique peut conduire à une altération progressive du tendon, à l’origine d’une tendinopathie.

 

Sur le plan clinique, cette pathologie se manifeste par des douleurs localisées sur la face externe de la cheville, exacerbées par les mouvements et pouvant, dans les formes évoluées, persister au repos. Elle peut s’accompagner d’une gêne fonctionnelle significative, impactant les activités quotidiennes et sportives.

En l’absence de prise en charge adaptée, l’évolution peut se faire vers une dégradation structurelle du tendon, avec un risque de fissuration voire de rupture complète, justifiant une prise en charge précoce et spécialisée.

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Causes et facteurs de risques 

La tendinopathie des fibulaires est une pathologie d’origine multifactorielle, le plus souvent liée à une surcharge mécanique chronique des tendons péroniers.

Le facteur principal repose sur la répétition de contraintes et de microtraumatismes, notamment dans le cadre d’activités sportives sollicitant fortement la cheville. Les disciplines impliquant des impacts répétés, des changements d’appui ou des mouvements en extension du pied — telles que la course à pied, le marathon, les sports collectifs (basketball, volleyball) ou encore la danse — exposent particulièrement ces tendons à des phénomènes de surutilisation.

D’autres facteurs favorisants peuvent contribuer à l’apparition de cette pathologie :

  • une hyperlaxité ligamentaire, entraînant une instabilité de cheville et une sollicitation accrue des muscles fibulaires ;

  • le port de chaussures inadaptées (talons hauts, chaussures étroites ou insuffisamment stabilisantes), altérant la biomécanique du pied ;

  • des anomalies morphologiques, notamment un varus de l’arrière-pied, augmentant les contraintes sur le compartiment latéral ;

  • des antécédents traumatiques, tels qu’une entorse sévère ou une fracture de la cheville, pouvant modifier durablement la dynamique articulaire et la répartition des charges.

 

L’association de ces différents facteurs favorise une surcharge progressive des tendons, à l’origine de phénomènes dégénératifs et douloureux caractéristiques de la tendinopathie.

Les symptômes

Les manifestations cliniques de la tendinopathie des fibulaires débutent le plus souvent par des douleurs localisées sur la face latéro-postérieure de la cheville, en regard du trajet des tendons péroniers.

Ces douleurs sont typiquement mécaniques : elles s’intensifient lors des sollicitations fonctionnelles — notamment en flexion plantaire, en éversion ou lors de la mise en charge — et s’atténuent au repos. Dans certains cas, elles peuvent irradier vers la jambe, voire jusqu’au genou, traduisant une souffrance tendineuse plus étendue.

L’examen clinique peut également mettre en évidence plusieurs signes associés :

  • un œdème localisé le long du trajet des tendons ;

  • une sensibilité accrue à la palpation rétro-malléolaire ;

  • une sensation d’instabilité de la cheville, liée au rôle stabilisateur des fibulaires ;

  • la présence de ressauts ou de phénomènes de subluxation tendineuse, traduisant un défaut de maintien dans la gouttière rétro-malléolaire.

 

Sur le plan fonctionnel, les patients peuvent présenter une boiterie d’évitement ainsi qu’une augmentation du risque d’entorses, en lien avec l’altération du contrôle dynamique de la cheville.

En l’absence de prise en charge adaptée, l’évolution est généralement progressive, avec une majoration des douleurs et une limitation croissante des activités quotidiennes et sportives.

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Les traitements

Traitement médical 

La prise en charge de la tendinopathie des fibulaires repose en première intention sur un traitement conservateur, associant mesures antalgiques, correction biomécanique et rééducation fonctionnelle.

 

Les recommandations incluent notamment :

  • Le port d’orthèses plantaires, visant à optimiser l’alignement du pied, diminuer les contraintes exercées sur les tendons péroniers et améliorer la stabilité de la cheville ;

  • Le choix de chaussures adaptées, avec des semelles suffisamment structurées et un bon maintien, afin de limiter les microtraumatismes, en particulier sur terrains irréguliers ;

  • Un programme de rééducation spécifique, intégrant des exercices de renforcement musculaire et d’étirements, dans le but de réduire les contraintes mécaniques et d’améliorer le contrôle neuromusculaire ;

  • Un traitement médicamenteux symptomatique, reposant sur des antalgiques et, si nécessaire, des anti-inflammatoires pour soulager la douleur.

 

L’ensemble de ces mesures permet, dans la majorité des cas, de diminuer la symptomatologie et d’améliorer la fonction. Néanmoins, elles ne garantissent pas toujours une résolution complète, en particulier lorsque la pathologie est évoluée ou entretenue par des facteurs mécaniques persistants.

En l’absence de prise en charge adaptée ou en cas d’échec du traitement conservateur, une aggravation progressive peut être observée, avec une limitation fonctionnelle croissante pouvant impacter l’autonomie et les activités du patient.

Traitement chirurgical

Lorsque le traitement médical ne permet pas d’obtenir une amélioration satisfaisante, une prise en charge chirurgicale peut être envisagée.

Elle consiste, selon les cas, à réaliser un geste de réparation, de régularisation ou d’excision des zones tendineuses lésées. Le choix de la technique dépend de l’étendue des atteintes, de l’état des tendons et du contexte clinique global.

L’objectif est de restaurer la fonction tendineuse, de supprimer les conflits mécaniques et de permettre un retour à une activité fonctionnelle et sportive dans des conditions optimales.

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